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puce Un p'tit air de nostalgie ! (le 29/09/2007 à 11h57)

 

 Choisissez le morceau de votre choix

 

  

Les moissons au XIX ème siècle

  Jusqu'à l'apparition des tracteurs et de la mécanisation des cultures, les moissons se réalisaient avec les chevaux et la force des bras humains.  Une fois le grain mûr, une faucheuse tirée par trois chevaux coupait les céréales en gerbes de 3 à 4 kg chacune.  Deux à trois personnes les ramassaient et les disposaient en tas de dix.  Ceci s'appelait le diseau (terme propre à nos régions et au nord de la France).  Les diseaux restaient environ une petite semaine sur les terres avant d'être ramassés.  Un chariot, tiré par quatre chevaux, arrivait alors dans la campagne où deux hommes chargeaient les gerbes tandis que deux autres les disposaient sur le chariot.  Une fois rentré dans la grange, les gerbes étaient déchargées par un homme qui les passait à trois ou quatre autres (selon la hauteur atteinte) qui les arrangeaient dans la grange.  Progressivement donc, apparaissaient des escaliers où se tenait un homme qui "fourchait" une gerbe avant de la céder à un compagnon plus haut que lui ou à un compagnon qui les arrangeait.  Rappelons qu'à l'époque, les monte-ballots n'existaient pas, pas plus que les ballots d'ailleurs.

Ensuite, il restait à attendre un entrepreneur qui venait battre le grain dans les granges.  Une partie était récoltée en septembre et une autre durant l'hiver.

 

Scènes d'une moisson d'autrefois illustrées par Charles FONTEYNE

Après avoir fauché la paille, les femmes disposaient les gerbes en diseau. Venait ensuite le ramassage des diseaux assuré par les hommes sur un chariot tiré par des chevaux.

Ensuite, les femmes procédaient au glanage, c'est-à-dire qu'elles ramassaient les épis restés sur le champ après la moisson pour leur consommation personnelle. Une fois les épis rentrés dans la grange, on les frappait à l'aide d'un fléau.

 

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